IL FAUT SAUVER LE FORT DE DABOU

10 octobre 1853, le fort de Dabou est inauguré par Louis FAIDHERBE qui le fit construire. La parcelle sur laquelle se trouve le fort a été cédée par le village de Débrimou. À quelques mètres du 1er poste colonial et de l’actuelle préfecture de Dabou qui avait été l’ancienne demeure de feu Philippe Grégoire Yacé ancien président de l’Assemblée nationale de Côte-d’Ivoire.


Haut de 6 m en bordure de lagune Ébrié du coté nord-ouest, sa palissade forme un carré d’environ 40 mètres de côté ; l’édifice antédiluvien de 166 ans a été bâti en seulement 10 jours ! il a été construit avec des briques faites de béton et de fer qui l’on rendu résistants malgré plus d’un siècle et demi d’existence.
Les escaliers qui menant à la porte du fort à sont faits de pierres provenant de l’île Boulay qui se trouve à l’autre rive.
Il a servi aux colons français de couverture militaire et de stockage de denrées. Ce n’est pas fortuit si le bâtiment fut construit en hauteur surplombant la lagune. Ce fut pour éviter les submersions et contrôler grâce aux éclaireurs les navires qui venaient accoster à la tombée de la nuit pour ne pas se faire surprendre par de quelconques envahisseurs, il était un point très important dans la stratégie militaire de la France Les deux canons subsistent toujours tout en haut du bâtiment donnant directement sur la lagune rappelant son ancienne stature militaire. L’espace qui servait de place d’armes est aujourd’hui un jardin.

Après la défaite de la France contre la Prusse 1871,le fort est laissé à l’abandon par Arthur verdier, second commandant du fort.
Quand Gustave Binger arrive en CI en 1893 il tombe amoureux des environs et il décide de réhabiliter le fort. Dabou devint alors un des postes administratifs du littoral, servant de bureau des douanes et également de garnison à une centaine de miliciens. Après binger d’autres administrateurs et personnalités entre autres les missionnaires les pères Bedel et Alexandre HAMARD passent et vivent un moment-là…
2019, 166 ans après, que reste t’il encore de cette bâtisse coloniale dont parle nos livres histoires et qui fait parti des sites par lequel tout touriste devrait passer s’il vient à visiter notre pays ?
Vu le délaissement dont est objet le bâtiment, il est clair que les constructeurs n’ont pas lésiné sur la qualité des matériaux.
Pratiquement, au milieu d’une broussaille, le site reste solide, mais l’entretien reste à désirer.
Le jardin dans la cour dont je parlais n’existe que de nom et juste a quelques mètres il y a un tas de détritus à coté de la clôture parsemé de trous qui résiste à l’écroulement…


Une image qui ne colle pas du tout avec l’histoire que ce bâtiment rappelle… J’étais ravie d’être sur ces lieux, malgré le paysage impressionnant sur lequel donne le fort, j’ai eu mal du laxisme à l’endroit de nos sites touristiques qui jadis faisaient la particularité de notre pays et drainaient chaque année de millions de touristes venant de tous les pays du monde.
Si la destination Côte-d’Ivoire n’est plus aussi prisée comme des années en arrière, c’est à cause de l’état presque piteux de bon nombre de nos sites touristiques en ce moment :dabou,grand -lahou,monogaga,man etc…
Le patrimoine touristique de la Côte d’Ivoire, à savoir les plus beaux sites de la côtière sont malheureusement en décrépitude et ont été délaissés depuis longtemps et donnés en héritage aux populations autochtones.
Le constat est alarmant et il y a donc une urgence ! Vu le gros potentiel naturel aux alentours du fort de Dabou, il peut y avoir là une véritable attraction touristique si des efforts d’aménagements sont consentis. Le développement des domaines comme l’artisanat, le commerce pourraient entraîner avec lui le développement de notre pays. Le tourisme est une affaire de tous, les jeunes en sont conscients et font déjà des mains et des pieds pour attirer l’attention, mais ce n’est pas suffisant et nos autorités devraient appuyer les efforts, car nous avons un compte à rendre devant l’histoire…


Saint-Augustin disait que “Le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page.” Œuvrons tous à écrire en lettres d’or la page du voyage de notre pays…


Il faut sauver le fort de Dabou, il faut sauver notre belle Côte-d’Ivoire !

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